FRÈRES HUMAINS...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

FRÈRES HUMAINS...
PETITE BIOGRAPHIE DE FRANÇOIS VILLON

François Villon

Né en 1431... Peut-être mort vers 1480
En tout cas disparu dans les méandres de l’Histoire dès 1462...

L’ombre et la lumière...
L’homme se laisse difficilement cerner, faute de documents extérieurs à l’œuvre elle même. Sa biographie objective se résume à quelques dates. Le reste n’est que zones d’ombre, donnant libre cours aux conjonctures :
Peu de figures littéraires en ont suscité autant.
Il faut dire que Villon a lui-même élaboré son mythe... ou plutôt, ses mythes... Laissant à une postérité perplexe le plaisir de naviguer sur l’Océan des incertitudes...
Son nom même pose problème. Il apparaît pour la première fois dans un document judiciaire de Janvier 1456 ”Maistre François des Loges, autrement dit Villon”.
François de Montcorbier (ou Monterbier) serait né dans une famille pauvre d’origine bourbonnaise et pris en charge très jeune par maître Guillaume (de) Villon qui lui servit de plus que père. C’est grâce à lui que François put faire des études.
En ce Paris des années 1450 l’escholier Villon vit une vie dont ses textes se font l’écho: inactif, désargenté, il tourne mal. Il participe à de nombreux chahuts et à de violentes bagarres avec la police.... Puis vient le meurtre
Le 5 Juin 1455 il tue d’un coup de dague le prêtre Jean Sermoise qui l’avait agressé. Il juge alors plus prudent de s’éclipser en province jusqu’au moment ou des lettres de rémissions accordées par Charles VII le blanchissent... Vers la Noël 1456 il cambriole les coffres du collège de Navarre... Un "coup” qui rapporte 500 écus... et qui l’oblige à s’enfuir de nouveau (peut-être à Angers où il prépare un autre vol.).
Pour Villon c’est le début d’une vie d’errance loin de Paris. Du printemps 1457 à l’automne 1461 son itinéraire et ses moyens d’existence restent mal connus. On l’a fait se promener en Anjou, en Bretagne, en Poitou, en Berry, ailleurs encore, vivant de trafics plus ou moins avouables. On a fait de lui un coquillard, on le dit essayer de s’attacher à différents princes... Tout reste bien flou.
Un seul point de passage est avéré dans tout cela : la cour de Charles d’Orléans à Blois.
Autre certitude, en 1461, son emprisonnement et peut-être la terrible épreuve de la torture à Meung sur Loire sur ordre de l’évêque d’Orléans : Thibaud d’Aussigny. Il est libéré le 2 octobre 1461 par Louis XI.
Il retourne enfin à Paris et s’attache à composer son œuvre principale : Le Testament qui devait sûrement être achevé avant la fin de 1462, date à laquelle Villon est de nouveau incarcéré (au Châtelet) pour vol. Il est condamné à rembourser sa part du butin du collège de Navarre (120 écus d’or) en trois ans et libéré sous conditionnelle... Libération qui sera de courte durée.
Villon se promène avec plusieurs compagnons et ils insultent un notaire. S’en suit une bagarre au cours de laquelle ce notaire est blessé. C’est le coup de grâce pour Villon. De nouveau emprisonné au Châtelet, torturé, il est condamné à être ”étranglé et pendu”.
Villon fait appel et le 5 Janvier 1463 ; le parlement de Paris casse la sentence et commue la pendaison en une peine de bannissement de dix ans de la ville de Paris.
Le 8 Janvier il disparaît de l’histoire sans laisser de traces entrant tout vif et tout joyeux dans la légende.